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Heureuse alliance

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​​Je pourrais définir mon activité comme de la philosophie pratique, grâce aux outils du coaching.

 

La philosophie a longtemps été considérée comme la science des sciences ou la science première, dans la mesure où elle ne s'arrête pas seulement au "comment", mais interroge - dans une sorte de métacognition - le "pourquoi" de telle idée et le principe même de toute connaissance. Elle exige un savoir rationnel rigoureux, avec une méthode, des critères d'évaluation et une exigence argumentative radicale. Socrate, philosophe de l'antiquité, se définissait comme un accoucheur d'âmes grâce à la puissance de son questionnement. Elle permettait à son interlocuteur de creuser à la racine de ce qui lui parait évident pour - de remise en question en remise en question - sortir de ses croyances ou ce qu'on appellerait aujourd'hui ses "biais cognitifs", rejoindre le réel et laisser advenir une pensée propre.

Les prétentions du coaching ont quelque chose qui s'apparente à cet accouchement là. Pourtant, il ne peut pas être considéré comme une science et n'est même pas reconnu comme discipline thérapeutique, précisément parce qu'il déroge à toute exigence rationnelle, d'où ses dérives possibles très nombreuses (cf. article suivant), surtout lorsqu'il met toute la responsabilité sur l'individu quant à sa capacité à devenir le créateur de sa propre vie et la meilleure version de lui-même ! Bien en-deçà de ces croyances dangereuses selon moi, j'ai décidé d'utiliser la puissance de la méthodologie de base du coaching, là où elle rejoint celle de la philosophie : demeurer dans la posture du questionnant pour que mon interlocuteur puisse prendre du recul sur sa propre façon de fonctionner et de penser, l'interroger pour lui ouvrir d'autres possibles, de façon à ce qu'il trouve plus de sens à ce qu'il vit. Qu'est-ce qu'une question philosophique si elle ne devient pas aussi une réponse à vivre ?

Coacher se joue donc selon moi non pas dans la recherche de performance et d'accomplissement, mais bien plus humblement et profondément dans la qualité de présence à l'autre et, par effet de miroir qu'on lui renvoie sur lui-même, lui permettre ainsi de trouver plus de clarté quant à ce qui l'entrave afin de mieux avancer sur un chemin qui lui correspond en propre. A côté de ma posture de coach philosophique - et si cela me semble opportun ou m'est demandé - je peux prendre la posture de consultante lorsqu'il est question de délivrer mes connaissances concernant par exemple l'autisme ou les mécanismes d'emprise. Je me place alors dans une posture plus scientifique, en tous les cas avec le souci prégnant de rester informée sur les études et la recherche actuelle dans ces domaines, loin des mythes et croyances populaires véhiculés dans les livres à succès.

Dans l'article suivant sur les dérives du coaching, il sera question des idéologies du New Age ou de l'objectif de performance moderniste qui peuvent sous-tendre la pratique, mais aussi du manque de professionnalisme qui peut découler d'une formation sans fondement scientifique solide au niveau psychologique. L'hypocrisie avec laquelle certains coachs prétendent ne pas s'occuper du psychisme alors qu'ils ne font que cela dans la pratique en est une illustration! Je termine en expliquant comment je prends résolument le parti de rester dans le strict domaine de mes compétences sans toute fois faire croire que je ne fais pas de thérapie, puisque je prends soin de la personne pour quelle puisse mieux avancer sur son chemin de vie. Mais je ne suis pas apte à prendre en charge des pathologies, traumatismes ou troubles de personnalité et propose un accompagnement de courte durée.

Sophie Ducrey - Coach et Philosophe

 Gembloux - Belgique

+32 (0) 499 81 47 79

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